Plus d’une quinzaine de ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 26 mai à Bruxelles, a demandé à la Commission européenne de reporter d’une année supplémentaire (à fin 2026) l’entrée en vigueur du règlement sur la déforestation importée. Ces pays (dont ne font pas partie la France et l’Espagne) ont apporté leur soutien à un document préparé par l’Autriche et le Luxembourg soulignant que « les exigences imposées aux agriculteurs et sylviculteurs […] sont disproportionnées par rapport à l’objectif du règlement, à savoir empêcher la déforestation là où elle se produit réellement ». Ils souhaitent que soit créée une quatrième catégorie de pays – outre ceux à risque faible, standard et élevé – de pays ou régions ayant un « risque insignifiant de déforestation ». Ces pays, dont feraient partie les États membres de l’UE, seraient exemptés de la géolocalisation des surfaces agricoles ou des terrains forestiers utilisés ainsi que de contrôles sur les produits issus de ces zones. Il est donc demandé à la Commission européenne d’inclure le règlement sur la déforestation dans ses projets de simplification et en attendant de repousser, une fois encore, sa date de mise en place.
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Au Parlement européen, la droite (PPE en tête) a les mêmes exigences depuis des mois. L’UE avait déjà dû se résoudre à reporter d’un an (à fin 2025) l’entrée en vigueur du règlement, sous la pression du Brésil, des États-Unis mais aussi de l’Allemagne, notamment parce que les actes secondaires précisant ses modalités d’application n’étaient pas prêts. Mais cette fois, la Commission européenne qui a publié, le 22 mai, sa liste classant les pays selon leur risque de déforestation, estime que tout est en place pour une mise en œuvre sans heurt du règlement et repousse donc cette demande.