Biotechnologies
Bruxelles prête à lâcher du lest sur les zones sans OGM
Si le geste n’est que sémantique, il est néanmoins de taille : après avoir vigoureusement combattu toutes les tentatives lancées par plusieurs pays européens de créer des espaces sans OGM – y compris devant la Cour de justice européenne –, la Commission de Bruxelles estime désormais que de telles zones d’exclusion pour les transgéniques peuvent très bien être envisagées dans le cadre juridique actuel non seulement pour protéger des écosystèmes sensibles, mais aussi pour préserver des « agro-systèmes » spécifiques. C’est ce que le commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, devrait confirmer, les 20 et 21 octobre, aux ministres européens de l’environnement, reprenant à son compte la position exprimée par l’exécutif bruxellois lors des discussions d’experts sur les OGM ces dernières semaines (groupe ad hoc).
La présidence française de l’UE a décidé d’organiser, lors de la réunion des ministres européens de l’environnement, les 20 et 21 octobre à Luxembourg, un nouveau tour de table sur les organismes génétiquement modifiés. Les ministres de l’environnement des Vingt-sept ont déjà abordé ce sujet en mars dernier, puis en juin et lors de leur réunion informelle de juillet dernier sans, jusqu’à présent, sortir de l’ornière dans laquelle est tombé ce dossier depuis son apparition sur la scène politique au milieu des années 1990.