Pois et féverole
Encore une année difficile à passer pour les protéagineux
Favorables à la préservation de l’environnement et bien payés, les protéagineux restent trop peu intéressants pour l’agriculteur au regard des céréales. Les surfaces devraient poursuivre leur baisse en 2008, notamment en pois. Mais pour l’Unip, la tendance pourrait s’inverser en 2009.
Ils n’ont pas besoin d’apports azotés, ils permettent de casser une rotation céréalière et de faciliter la lutte contre les mauvaises herbes, ils ont des acheteurs. Que demander de plus ? A l’heure où la presse frémit encore des conclusions du Grenelle de l’environnement, les protéagineux tels le pois et la féverole pourraient apparaître comme des cultures modèles. Sauf que personne ne les a mis en valeur dans le cadre des négociations. Si le Grenelle avait abordé sérieusement la question des engrais, la donne aurait peut-être été différente.