Crédit agricole
« L’assurance récolte ne se développera que si l’État réforme les calamités agricoles »
Il n’y aura de vrai développement de l’assurance récolte que si l’Etat réforme, voire supprime, le système de garantie contre les calamités agricoles. C’est ce que déclare Jean-Marie Sander, président de la Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA) à l’occasion d’une interview accordée à Agra Presse. Abordant les différents aspects du financement de l’agriculture, il regrette que les prêts bonifiés soient actuellement menacés. En cas de disparition, estime-t-il, « les banquiers se battront pour les bons dossiers tandis que les dossiers qui comportent plus de risque engendreront des primes de risque plus élevées. Cela n’aidera pas ceux qui sont dans des régions ou des productions plus difficiles. »
La Pac est en pleine libéralisation, les agriculteurs seront de plus en plus livrés à eux-mêmes face au marché, est-ce que cela change quelque chose pour leurs banquiers ?
Sans aucun doute. Toute décision concernant la politique agricole a des conséquences concrètes pour les exploitants agricoles et donc pour leur banquier principal qu’est le Crédit agricole.
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