Les clés des succès du secteur bio français

En vingt ans, la France est passée de la quatorzième place au premier rang des nations bio en Europe. Une lente construction de marché, qui a bénéficié d’aides revalorisées suite à la réforme de la Pac de 2013, de l’intérêt croissant de l’agroalimentaire et de la distribution, mais également du progrès technique et des crises des filières agricoles conventionnelles. Pourtant, à l’heure des embouteillages sur certains marchés comme le lait et l’œuf, le bio doit trouver de nouvelles pistes pour maintenir sa croissance à deux chiffres. Pour ce faire, deux propositions politiques sont sur la table : la FNSEA plaide pour davantage de contractualisation, et la Fnab pour un soutien renforcé à la demande. Pour l’heure, les deux camps s’entendent sur la revalorisation du crédit d’impôt bio, qui vient d’être adoptée à l’Assemblée pour 2022.
« Nous sommes désormais dans la cour des grands », s’est réjouie Laure Verdeau, directrice de l’Agence bio, à l’occasion des vingt ans de son organisation le 14 octobre. En deux décennies, a-t-elle illustré, la SAU bio française est passée de 300 000 hectares à plus de 2,5 millions d’hectares, soit 9,5 % de la SAU nationale. Faisant de la France, depuis juillet, le premier pays bio de l’Union européenne en termes de surface.