Désherbage des légumes : une percée high-tech

Depuis l’an passé, plusieurs outils attelés de désherbage au laser sont déjà opérationnels chez des producteurs de carotte des Landes. Face au manque aigu d’herbicides, et au coûteux retour du désherbage manuel, la filière légume française place ses espoirs dans les technologies innovantes, reposant notamment sur les algorithmes de reconnaissance des adventices. Aux côtés des désherbages « de précision » ou « mécanique », le laser fait une entrée remarquée, notamment en bio, malgré un tarif record de 1,5 million d’euros. Sur ce marché, l’américain Carbon Robotics a une longueur d’avance, même si des concurrents allemand et anglais sont sur les rangs pour fournir des concepts moins onéreux. Quant au français Greenshield, il vient de mettre la clé sous la porte.
Faute de molécules herbicides, plusieurs cultures légumières majeures (oignon, carotte, mâche) se résignaient il y a deux ou trois ans à revenir au désherbage manuel. Et les solutions high-tech semblaient alors bien lointaines. Mais en quelques mois, les perspectives ont changé. Les deux premiers outils attelés de désherbage au laser de la marque américaine Carbon Robotics sont entrés en action l’an passé dans les champs de carotte des Landes. Ils seront le double, voire le triple, à fonctionner dans l’hexagone en 2025, notamment en bio.